Archive pour poêmes

Angoisse

Un vol de noirs corbeaux traverse mon esprit,
Et leurs ailes de jais me plongent  dans la nuit.
Frissonnant de terreur, le cœur empli de glace,
Je  m’éveille et je pleure, envahi par l’angoisse.

Les murs bleus de la chambre, si gais au clair du jour,
Me semblent tout à coup devenus bien trop lourds.
Ils vont, j’en suis sûr, se refermer sur moi,
Devenir une tombe, me faire périr d’effroi.

Mon cœur dans ma poitrine bat de plus en plus vite,
Tel un oiseau blessé, il tressaille et palpite.
Comme broyée par un poing, ma gorge se resserre,
Je ne puis respirer, j’étouffe, je manque d’air !

Une serre glacée me fouille les entrailles,
J’ai les jambes coupées, voilà que je défaille !
Pas un instant de plus je ne supporterais
Cette chambre où pourtant en plein jour je me plais.

Je vais me réfugier, comme je fais chaque fois,
Au fond du canapé, pour calmer mon émoi.
Et je reste  prostré, figé, tremblant de peur,
Attendant, espérant, les premières lueurs.

jowa59

13/03/2009

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A vous qui me lisez…

Une petit pochade à afficher dans les lieux d’aisance…

À vous qui me lisez, assis sur les toilettes,

Apprenez que c’est là que j’ai écris ces mots.

J’avais fait de ces lieux isolés ma retraite,

Trouvant là un endroit propice à mon repos.

Cette pièce exigüe mais combien confortable,

Où je me réfugie quand j’en ai plein le dos,

Est dev’nue mon fortin au verrou  inviolable,

Où je peux faire des vers… sans aucun jeu de mots.

 

© jowa59

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Inconstance

On me l’avait bien dit, les gens sont versatiles.

Vous êtes le premier, et l’on vous porte aux nues,

Mais si, revers du sort, c’est parfois très facile,

Vous perdez quelques places, on ne vous connaît plus.

 

Vous êtes le vainqueur, on loue votre génie,

Trébuchez une fois, et vous êtes perdu.

Un seul passage à vide, un parcours mal fini,

Vous ne valez plus rien, on ne vous parle plus.

 

Ceux qui baisaient vos pieds ont des moues méprisantes,

Ceux-là même,  dont hier vous faisiez la fortune,

Disent à qui veut l’entendre, en phrases insultantes,

Que vous ne valez rien, même pas une thune.

 

Redevenez champion, ils ont tout oublié.

Ils n’ont jamais douté, qu’aux moments difficiles,

Vous sauriez faire face, que vous rebondiriez.

Qu’ils restaient vos amis, face à la foule hostile.

 

Et les yeux dans les yeux, la main droite sur le cœur,

Ils vous assureront de leur soutien sans faille,

De leur confiance en vous, même dans le malheur.

 

Vainqueur prends garde à toi, si un jour tu défailles,

Tu n’auras pas d’ami pour assécher tes pleurs,

Il te faudra tout seul, aller à la bataille.

 

                                                                    ©jowa59

 

 

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